Cours moins vite camarade, la fin du monde est devant toi
Hector : Grégoire bonsoir, pouvez-vous vous présenter à nos chers lecteurs ?
Grégoire : Grégoire P, météorologue et climatologue freelance. Dans mon domaine, je suis un visionnaire comme le furent Copernic en astronomie, Freud en psychologie ou les chinois en gestion du cheptel sportif.
Hector : vous me disiez avoir été chassé de manière honteuse de la météorologie nationale, pouvez-vous nous exposer les circonstances de votre licenciement ?
Grégoire : je gênais, tout bêtement, je gênais. En novembre 1999, j'ai alerté ma hiérarchie de l'imminence d'une tempête dévastatrice pour la fin de l'année, et mettant en garde contre le transport maritime de matière dangereuse et préconisant des mesures pour anticiper la tempête du siècle. On ne m'a pas écouté, vous connaissez la suite. A la suite de ça, on m'a refusé une promotion car les chefs savaient pertinemment que je finirais par prendre leur place si j'étais promu au talent. Ensuite en juin 2003, j'ai averti de l'imminence d'une canicule assez sérieuse, transmis des notes pour mettre les vieux dans des chambres froides au cours de l'été. On ne m'a encore pas écouté, et loin de battre leur coulpe, mes supérieurs ont invoqué un prétendu problème de boisson pour me licencier pour faute grave...
Hector : nous comprenons votre amertume, Grégoire, sachez qu'à la triperie, nous savons reconnaître le talent de nos collaborateurs. Que pouvez-vous nous dire sur la situation climatique de ces prochains mois ?
Grégoire : et bien, l'été 2008 sera marqué par une canicule d'une ampleur inégalée, l'été 2003 en comparaison paraîtra une brise légère, il se peut même que la forêt de Rambouillet parte en fumée.
Hector : que faut-il faire ?
Grégoire : immigrer en Finlande ou en Suède tant qu'ils n'ont pas fermé leurs frontières. Et accessoirement, vous pouvez investir dans le secteur de la climatisation, j'ai moi-même acquis trois cent mille unités d'un climatiseur mural fabriqué en Malaisie, je pense qu'après les premiers coups de chaud du mois de juin, je serai millionnaire, et milliardaire sinon en juillet, du moins en août. Si vous voulez, je peux vous mettre en contact avec un fabricant de brumisateurs...
Hector : et bien merci Grégoire, grâce à vous, nos lecteurs sauront apprécier les dernières prolongations de l'hiver !
Avant de rencontrer Raoul, je rêvais du printemps. Je me disais que je pourrais à nouveau dormir jusqu'à midi les jours de semaine, et me caler confortablement dans mon fauteuil en skaï pour contempler les derniers jours de l'humanité. Je pensais que je pourrais donner toute mon attention aux événements de ce printemps qui débute : l'effondrement du système financier international, la canicule meurtrière, les manifestations insurrectionnelles, les raz de marée, la chute des vautours, et enfin la venue de la glorieuse parousie...
Donc c'est râpé, va falloir se coltiner Raoul pendant tout le printemps, je l'imaginais pas comme ça le printemps. Le seul truc positif, c'est que je n'aurai plus de dette au début de l'été et que je pourrai partir deux semaines en juillet dans une destination que je préfère garder secrète afin d'être sûr que mon repos ne sera pas troublé par les groupies et les paparazzi.
Bonsoir chez vous et joyeuses pâques !
Bien, afin de maintenir
ma présence dans la communauté blogueuse et dans le coeur de Noir Intense, je vais sacrifier au rituel du taguage auquel elle m'a invité.Je copie colle : Pour ceux qui ne connaissent pas cela consiste à :
- Mettre le lien de
la personne qui vous tague
- Mettre le règlement sur votre blog
- Mentionner six choses/habitudes/tics importants chez votre petite personne
- Taguer six personnes à la fin de votre billet en mettant le lien de leur page perso
- Avertir directement les personnes taguées…
Voici donc 6 choses importantes chez ma petite personne :
1) Au second tour de l'élection présidentielle de 2002, j'ai voté Daniel Gluckstein. Attention, j'ai bien dit au second, pas au premier.
2) Je croise souvent des comiques quand je vais dans une gare ou que je prends le train : la SNCF m'a ainsi permis de rencontrer Elie Seimoun, Monseigneur Lustiger, Roger Gicquel, Brice Lalonde
et Alain Madelin.
3) Je n'ai jamais sniffé de cocaïne ni voté UMP.
4) Je n'ai jamais couché avec Carla Bruni et je ne connais personne qui l'ait fait, ce n'est peut-être pas important, mais c'est rare.
5) J'ai rencontré Miteny en vrai.
6) Je n'aime pas la bière mais j'aime bien le pastis.
7) Quand on me demande six trucs, j'en mets 7.
Etant donné que Noir Intense a déjà invité tous les gens que je connais, je vais prendre au hasard, que des gens bien, enfin plus
ou moins bien :
1) Delenne, qui veut ériger des statues de Sarkozy dans nos villes déjà amochées.
2) Dpic, qui rassemble sur son blog les chroniques de Didier Porte au
Fou du roi.
3) Les blogueurs du modem de colombes, que du délire, du pur centre !
4) Icthus, un cyber-curé.
5) Le parti des travailleurs de Béziers.
6) Hector Gnole, qui est un mec génial, mais n'aura sûrement pas le temps de répondre car il doit préparer ses barquettes de mou de veau pour
le marché de mercredi.
Quand on commence à expliquer l'inexplicable, c'est qu'on s'apprête à excuser l'inexcusable, disait
un individu dont le tube digestif semble inversé. Cette question a déjà été étudiée par un des plus
éminents entomologistes de notre époque, mais je vous propose aujourd'hui de réfléchir à un cas concret purement imaginaire :Le jeune G. naît dans un famille aisée. Affublé d'un physique ingrat et d'une intelligence médiocre, surtout en comparaison de son frère aîné, il est dédaigné par sa mère et méprisé par son père.
Attiré par tout ce qui brille, il a de mauvaises fréquentations avec lesquelles il se montre servile mais dont il jalouse la réussite. Peu à peu, sa petite part d'humanité abdique devant sa convoitise et sa vacuité. Mari épouvantable, père tel que le sien, il martyrise tous ceux qui sont sous son pouvoir, surtout le petit personnel auquel il ne se prive jamais de rappeler que sans lui, il serait au chômage. Pervers narcissique, il taille des pipes à ses banquiers en enculant ses femmes de ménage.
Peut-on expliquer le monstre que G. est devenu par les carences affectives et les vexations dont il a été victime enfant ? Et si nous le faisons, est-ce pour autant qu'on l'excuse de son ignominie. Celle-ci est-elle excusable ?
C'est le débat auquel je vous invite, sur une base totalement fictive, d'ailleurs je ne connais pas de G.


