Hector : Jean-Phi, bonjour, merci de m'accorder quelques minutes à l'issue de ta partie de golf.
Jean-Phi : un dix-huit trous d'enfer, j'ai râclé cinq bâtons à cet enfoiré de *****.
Hector : je n'irai pas par quatre chemins, ni par trois, ni même deux : qu'est-ce qui nous attend en 2008 ?
Jean-Phi : rien moins que l'effondrement du système monétaire et financier international, mon pote...
Hector : tu m'as déjà fait le coup en 2007, il ne s'est rien passé...
Jean-Phi : la crise des subprimes, Hector, je vous avais prévenus, j'avais juste un peu enjolivé les choses pour être sûr que tu aies un stock de patates dans ta cave.
Hector : le marché semble avoir absorbé le problème, non ?
Jean-Phi : tu es un néophyte, alors je vais utiliser une métaphore pour que tu réalises. Que penses-tu qu'il advienne si une meute d'adolescents obèses dopés aux amphétamines dansent le pogo sur un plancher vermoulou ?
Hector : le plancher va s'effondrer pardi.
Jean-Phi : en effet, tu aurais pu devenir analyste financier au lieu de pointer aux assedic ! A l'été 2007, il y a eu un trou dans le plancher, les menuisiers (ndlr: les banques centrales) ont cloué quelques planches, mais le pogo continue, et si le plancher est vermoulu, les poutres ne sont pas en meilleur état.
Hector : ne peut-on pas compter sur le menuisier pour corriger les prochains trous dans le plancher ?
Jean-Phi : certes, il peut réparer le plancher, mais les poutres, Hector, les poutres. Quand elles vont céder... La crise des subprimes ne fait que commencer. Suite aux évènements de l'été, les banques ont commencé à revendre leurs actifs pourris, mais à qui, puisque les autres banques avaient elles-mêmes plein d'actifs pourris sur le dos ?
Hector : je sais pas, on me l'a pas dit.
Jean-Phi : évidemment, qu'on ne te l'a pas dit, les financiers ne voulaient qu'on sache qui a épongé leurs merdes en 2007, moi je peux te le dire, les actifs pourris des subprimes, c'est la mafia qui les a récupérés. Y'a des milliers de petits propriétaires surendettés qui doivent de la fraîche à la mafia depuis 6 mois, et tu peux me croire, elle est comme les banques officielles, elle sait prélever ses agios !
Hector : quel genre d'agios ?
Jean-Phi : la banque classique te poussera au suicide, mettra ta femme sur le trottoir et tes enfants dans le grand banditisme. Mais la mafia va plus loin...
Hector : jusqu'où ?
Jean-Phi : je laisse ça à ton imagination et celle de tes lecteurs. Mais sache que les victimes des subprimes ne sont pas que des pauvres qui rêvent d'une maison de cadres moyens. Ce sont aussi des cadres moyens qui rêvent d'une turne de directeur régional, et des cadres supérieurs qui rêvent de villas de stars. Des cadres qui travaillent dans l'industrie nucléaire, l'armement, les biotechnologies... Et qui doivent des agios à la mafia !
Hector : mais la mafia, ce n'est pas une entité centralisée, avec une tête pensante, les états démocratiques peuvent la combattre.
Jean-Phi : mon pauvre Hector... N'importe quel parrain de seconde zone est désormais capable de vendre des kilos de plutonium à Al-Qaïda qui avec la montée du cours du barril de pétrole ne pâtit pas de la baisse du pouvoir d'achat.
Hector : alors, que devons-nous faire ?
Jean-Phi : eh bien ;...djkdsflfsqdxx
Fichtre, la connexion internet vers l'Egypte a parfois des ratés, la suite une prochaine fois !
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